Vacances sous le signe du beau caillou

Et voila, les vacances touchent à leur fin, avec une belle moisson de jolies voies à défaut de haute montagne par manque de forme puis météo moyenne et neige fraiche. Un périple débuté dans les Ecrins, passant par la Vanoise pour s’achever à l’Envers des Aiguilles !

L'aiguille Verte et les Drus

L’aiguille Verte et les Drus

Ailefroide & Sialouze

Après une voie de mise en jambe à Ailefroide, le Bal, direction Sialouze et son beau granit. Parti tot d’Ailefroide, la longue montée avec le bivouac sur le dos est bien éprouvante. On fait tout de même les 4 premières longueurs de Ventre à Terre avant de redescendre au bivouac en laissant le matos las haut. Bivouac haut perché au-dessus de l’ancien refuge, juste avant la dernière barre menant au glacier. Nuit glaciale où je me les suis bien pelé avec mon petit duvet d’été, au matin tout était givré. Réveillé par les gens allant à l’Orientale, on assiste à leur passage de la barre rocheuse version n’imp, avec un groupe de 4 jeunes en t-shirt (!!) dont un qui ne passera pas la barre et restera là !

Ventre à Terre

On retourne donc faire Ventre à Terre. Avec la fonte du névé (bien pentu) au pied, il y a une Oème longueur avec un pas de bloc au départ un peu expo, avant de choper une cordellette sur un piton. La L1 en dièdre est superbe, la suite tout autant, bref un régal ! Les nuages nous cachent le soleil, on se les pèle …

Contreforts des Bans

Après ca Nico nous rejoint et direction les contreforts des Bans. Première pour lui en crampons, piolet, grande voie montagne. Pas d’asile pour Pazuzu c’est aussi une belle voie, fort raide sur un bon gneiss bien prisu. Et avec un beau bivouac sous un gros bloc, en haut du rognon après le refuge, avant la caillasse.

Pas d'asile pour Pazuzu

Soreiller: Dibona & Rouget

Ensuite direction le Soreiller où l’on espère passer entre les gouttes. C’est loupé pour le premier jour: dans les nuages, il neige puis il pleut, ca pèle puisqu’on est 5 au refuge ! Pour le coup on est content d’avoir pris l’option refuge ;) d’autant que les deux gardiennes sont très sympa. Le lendemain grand beau alors on se rattrape. D’abord les Savoyards, avec une pensée pour le Chap’s dans cette voie historique. Il reste un peu de glace au début et dans le dièdre après la traversée, pour corser un peu l’affaire. A la fin on rejoint l’arête trop tot, évitant donc la fameuse dalle en 6a pour la remplacer par une fissure athlétique. Premiers au sommet, on savoure le plaisir d’être seul la-haut avant de redescendre manger au refuge. A 15h, on y retourne, pour faire Visite obligatoire qui avait l’air très belle aussi. On change de leader, au tour de Nico, et zou. Sommet encore tout seul vers les 19h, bien fatigués et heureux !

les Savoyards Visite obligatoire Directe 76

Pour notre dernier jour, alors que le refuge se repeuple, direction la face S du Rouget pour une autre belle voie du Chap’s, la Directe 76. Le couloir pour descendre au pied de la face est enneigé, avec des stalactites de partout, ambiance ! A mon tour de prendre la tête pour 5 très longueurs où l’on est pas trop emmerdé par les pitons. Ca se protège bien, le rocher est excellent. Le ciel laiteux se charge d’un coup mais attend qu’on atteigne le sommet pour lacher des gouttes. Descente par la voie normale, retour, puis descente du refuge sous la pluie, et encore pluie …

Vanoise - Bazel

Un petit passage en Vanoise, on en profite pour aller faire la voie facile de Bazel, les Soldanelles, ce qui ne nous reposera pas les doigts qui commencent a souffrir. Et un petit sommet facile pour initier les copains, l’Ouille Noire, avec une vue magnifique, du Mont Blanc et Grand Paradis aux Ecrins.

Chamonix - Envers des Aiguilles

Enfin direction Chamonix, l’Envers des Aiguilles. Là aussi les 2 gardiennes sont très sympa et ce n’est pas surpeuplé, du moins le premier jour: 2 italiens et un groupe de randonneurs du 3ème age (respect car il faut y monter là haut !). On profite de cette tranquillité pour faire la Guy-Anne, l’insolite (avec des variantes récentes plus dures que l’itinéraire classique), à la 1ère pointe des Nantillons. 2 belles fissures au début, a protéger entièrement, voila qui est bon ! Dans les voies du coin, majoritairement ouvertes par Piola qui a récemment édité un nouveau topo, on ne trouve des spits que la où on ne peut pas protéger avec des coinceurs, normalement, et parfois un spit pour montrer le chemin.

Guy-Anne, l'insolite

Le lendemain, on fait les Fleurs du Mal à la 2ème pointe des Nantillons, plus longue (450m) et plus soutenue. Une succession de belle fissures et dièdres, où là encore on se régale à faire des longueurs entières sur coinceurs ! Et voila, les doigts sont bien usés, il n’y a plus qu’a reprendre le taf … ;)

les Fleurs du Mal

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