Devenson, la Coryphène

et nous voilà au pied de la fameuse Cory­phène ! (ouverte en 1967 par la cor­dée Cas­sin/Coque­niot, res­pect !!) pour une fois on est plu­tot con­tent de voir les bateaux et autres kayaks à proxi­mité, on peut tou­jours appe­ler à l’aide !

Je pars dans L1, une che­mi­née pois­seuse et com­plè­te­ment délité, à cha­que mou­ve­ment, cha­que prise que je tate, des chips et de la pous­sière me tom­bent des­sus … je monte trop haut et loupe la tra­ver­sée à gau­che, je con­ti­nue, m’arra­che pour sor­tir d’un petit mur déver­sant et tombe nez à nez avec un cablé récent et un mous­que­ton de but, et meeeerrrrde ! un rap­pel sur le cablé et je redes­cend au niveau de la tra­ver­sée, 15m plus bas. Tra­verse, monte, c’est raide pfiou, et enfin relais au bout d’1h30, com­plè­te­ment sec et tout sale !

Devenson, la Coryphène Fran­çois remonte la fis­sure che­mi­née de L2 (6b …) tout aussi délité: à cha­que mou­ve­ment une pluie de gra­villons me tombe des­sus ! Relais plein gaz sur quel­ques pitons cimen­tés, qua­si­ment les seuls pitons pota­bles de la voie. Les autres pitons sont tel­le­ment moi­sis qu’on ne les mous­que­tonne même pas ! Heu­reu­se­ment ca se pro­tège bien, et on est con­tent d’avoir une bonne quan­tité de coin­ceurs. L3 encore raide et en rocher bien meilleur, et on rejoint notre pin de rap­pel, main­te­nant il va fal­loir en plus se trai­ner la corde de 80 …

Devenson, la Coryphène 60m de 4+ plus tard et je me fais une belle che­mi­née en 5+, un peu plus serein, on arrive au som­met de la Tour save. La sor­tie est sur le fil du superbe res­saut en ara­go­nite. Après les 3 pre­miers points de “Pour la mémoire … ” Fran­çois part sur le fil, bien motivé, car ca engage un max … c’est le pro­blème de cette lon­gueur en 6a: dur dur à pro­té­ger … et mon Fran­çois nous tor­che la lon­gueur !! Vrai­ment superbe, plus encore que celle de la Mémoire à gau­che car on est vrai­ment sur le fil.

Sor­tie à 20h30, une bonne jour­née comme on dit :)